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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 16:11

ARBRES ET ARBUSTES DU CÔTE D’EL MENZAH

                     Article  4  

 

 

1 – Pinus halepensis MILL. = pin d’Alep : snouber صنوبر

 

            Fam. : Pinacées

 

                BOUARROUJ N et al.*** (non daté) : 3, صنوبر

                CHAIEB M. & BOUKHRIS M. (1998) : 47 (snouber)

                CHAUMETON H. & DURAND R. (1988, éd. 1990) : 57

                COEN M.  &  BOUCHER Ch.  (1995) : 68

                CUENOD A. & al. (1954): 34, 30, fig.12

                GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 61, 50

                LANZARA P. & PIZZETTI M. (1994) : n°30

                LE FLOC’H E. (1983) : 41 = snûber

                LE FLOCH E. et al. (1989) : 67, pl. 22

                LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 208, 209

                POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : ph.3, pl.1-315    

                QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 39, pl.2 fig.55

                RHAIEM N.  (1996) 

                SCHONFELDER I. & P. (1989) : 58, 59

 

 

Arbre répandu sur tout le pourtour méditerranéen, le pin d’Alep est un élément familier du paysage tunisien. Ce résineux participe très largement au plan de reboisement du pays. Son feuillage dense et généreux offre aux randonneurs accablés de soleil un ombrage et des moments de répit très appréciés. Ses feuilles souples et longues, ou aiguilles, forment de véritables tapis brunâtres dans les bois et forêts. Le risque de départs d’incendies est réel dans les périodes de grande sècheresse. Pour s’en prémunir, le service des forêts ménage et entretient de larges coupe-feu qui lacèrent les montagnes et collines où il est planté.

On observe souvent, suspendus à leurs branches, des nids soyeux construits par des colonies de chenilles processionnaires. Ces larves de petits papillons se nourrissent des aiguilles du pin provoquant, de ce fait, des ravages dans la pinède. Autre source de nocivité liée à cet insecte : de minuscules poils urticants libérés par le vent peuvent occasionner à l’homme et à des animaux divers des troubles sévères épidermiques et respiratoires.

Les graines de ce pin, munies d’ailes fragiles et abritées sous les écailles du cône,  sont ici appelées « zgougou ». Nous n’apprendrons rien  au lecteur tunisien en précisant que ce zgougou est l’ingrédient principal qui rentre dans l’élaboration d’un entremets crémeux très savoureux confectionné, surtout en milieu citadin, pour la fête du Mouled qui commémore la naissance du prophète.

Le pin d’Alep est planté dans de nombreux jardins privés d’El Menzah mais aussi dans les squares, avenues et autres espaces publics

 

 

image0-11.

  Tunis, parc du Belvédère : nov. 96 

 

 

 

Pinus-halepensis.JPG

El Menzah 3 novembre 2010

 

   

2- Populus nigra L. = peuplier noir  صفصاف safsaf : 356, 467

  

               Fam. : Salicacées

  

                BIANCHINI F. & CARRARA PANTANO A. (1975) : n°147     

                CHAUMETON H. & DURAND R. (1988, éd. 1990) : 90

                COOMBES A.J. (1993 éd. franç.) : 289           

                LE FLOC’H E. (1983) : 71 = safsâf

                POKORNY J. (1987-5è éd. 1995) : 172, 173

                POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 6

                QUEZEL P. & SANTA S. (1962) :259, pl.18 fig.645

                RHAIEM N.  (1996)

 

En fait, il s’agit probablement d’un cultivar que les municipalités utilisent comme arbre d’alignement. A l’état naturel il se trouve de préférence en milieu humide, en bordure des oueds. Le nom couramment utilisé en Tunisie pour désigner le peuplier est « Safsaf » صفصاف , dénomination qui est également celle  du saule (Salix). Ceci n’est pas choquant outre mesure puisque ces deux arbres appartiennent à la même famille des Salicacées. Notons cependant que, pour le peuplier noir, certains dictionnaires Arabe-Français proposent Haour de Perse حَوْرفارسِي , ce qui impliquerait que cette essence aurait été introduite en Afrique du Nord depuis des provinces orientales.

 

 

numerisation0005.jpg

Boulevard du 7 novembre     décembre 1996

 

numerisation0007.jpg

Boulevard du 7 novembre     décembre 1996

 

 

 

 

  

 

003.JPG 

Novembre 2010

 

3 Acacia saligna H. L. WENDL. =  mimosa bleuâtreH. H. L. Wendl. L. Wendl.

 

            Fam. : Mimosacées

 

                POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : ph.50 = A. cyanophylla

                SCHONFELDER I. & P. (1989) : 102 = A. cyanophylla LINDLEY

 

 

 

numerisation0008.jpg

Mars 97 : Gammarth (environs de Tunis) 

 

 

 

image0-101.jpg

  Mars 97 : Gammarth (environs de Tunis) 

  

A propos de cette plante, rappelons la mise en garde maintes fois énoncée par les botanistes : une triple source de confusion est rendue possible due au fait que les vocabulaires scientifique et vernaculaire utilisent parfois les mêmes termes mais en les appliquant à des genres différents. Ainsi, nous avons vu précédemment que l’arbre communément appelé « acacia » en français relève en fait du genre Robinia. Le genre Acacia, regroupe ces espèces souvent reconnaissables par leurs  amas de fleurs en boules jaunes et auxquelles, en français, on attribue le nom de «  mimosa ». Le genre Mimosa existe bel et bien et englobe un certain nombre de  plantes, dont Mimosa pudica L., désignée « sensitive » parce que ses feuilles se rétractent et se replient au moindre contact. Originaire d’Amérique du Sud et répandue dans les zones tropicales d’Afrique et d’Asie, il ne semble pas qu’elle ait été introduite en Tunisie. Nous avons pris d’elle cette photo au Vietnam.

 

 

 

 

     mimosa pudica L.

   Vietnam   9 mars 2009

 

L’unique espèce du genre Acacia poussant de façon spontanée en Tunisie est le gommier ou Acacia raddiana SAVI (= A. tortilis (FORSSK.)) mais cet arbre, propre aux zones sahariennes, n’est présent qu’autour du Chott Jerid et au Bou Hedma (LE FLOCH & al. 1989). De longue date, plusieurs espèces d’Acacia ont été introduites en Tunisie, la plus fréquente étant A. saligna qui joue un rôle important dans la fixation des dunes et comme apport fourrager accessoire. Aussi le voit-on un peu partout, dans la campagne et aussi dans les espaces publics et jardins. Sa floraison au printemps fait apparaître ses multiples grappes de mimosa d’un jaune éclatant mais qui n’ont pas la fragrance du mimosa des fleuristes (Acacia dealbata LINK.).

 

4 - Ailanthus altissima (MILL.) = vernis du Japon = ailanthe glanduleux 

 

                 Fam.  : Simarubacées 

 

                CHAUMETON H. & DURAND R. (1988, éd. 1990) : 180

                LANZARA P. & PIZZETTI M. (1994) : n°79

                POKORNY J. (1987-5è éd. 1995) : 134, 135

                POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 460.) = A. glandulosa DESF.

               

Originaire d’Extrême-Orient, cet arbre au port majestueux se voit de façon très courante dans les jardins de Tunis, de sa banlieue et même dans des terrains vagues. Il s’agit en effet d’une essence envahissante dont la propagation est favorisée par ses graines ailées (samares). Du fait de ses racines traçantes il constituerait un danger pour les habitations.

 

 

image0-96.jpg 

Tunis , Cité-Jardins : 17 juin 2003 

 

 

image0-95.jpg 

Tunis: Juin 2001 

 

 Ailanthus-altissimus.JPG

El Menzah    novembre 2010 

 

 

Ailanthus-altissimus-.JPG

El Menzah   novembre 2010  

 

 

 

5 - Schinus molle L. = faux poivrier pleureur 

       Fam : Anacardiacées

               BARDIN P. L. (1898) : 194

                BARTELS A. (1994) : 110

                BAYER E. & al. (1990) : 94, 95

                LANZARA P. & PIZZETTI M. (1994) : n°165

                LE FLOC’H E. (1983) : 150

                POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : pl.10-362

                POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 488

                RHAIEM N.  (1996) :

                SCHONFELDER I. & P. (1989) : 142, 143

 

Ce bel arbre, auquel le feuillage pendant confère un certain romantisme, est originaire d’Amérique du Sud ; il appartient à la même famille que le pistachier ou le lentisque qui, par contre, est proprement méditerranéen.

  

 

 

image0-48.jpg

 Jardin Douar-Chott (banlieue nord Tunis) : 15 déc. 

 

Schinus-molle2.JPG 

Notre-Dame novembre 2010 

 

 

 

Schinus-molle.JPG

Notre-Dame  novembre 2010

 

*** Toutes les références bibliographiques sont mentionnées en fin de notre article du 28 octobre 2010 (« Arbres et arbustes du côté d’El Menzah article 2 et ouvrages consultés »). Elles permettent de trouver d’autres illustrations des espèces ici figurées et surtout les développements botaniques qui s’y rapportent.

 

A research  team  from the National Gene Bank visited the site of the oldest  Tunisian olive tree in « Eshraf » - Elhaouaria.

Samples from the tree were colled in the objective of its genetic characterization and multiplication

 

   

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Published by hgtunisieflore.over-blog.com
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