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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:23

  Notons d'abord que les arbres d'alignement, ni les plantes ornementales, ni même les plantes alimentaires de cette famille ne sont ici pris en compte.

 

Fabacées (dénomination courante : Papilionacées)

   

Autrefois distinguées comme une sous-famille des Légumineuses au côté des Mimosées et des Césalpinées , les Fabacées sont à présent considérées comme une famille à part entière. Rappelons que l'abandon du nom de famille traditionnel (Papilionacées) au profit du nom de Fabacées obéit à une règle du code de nomenclature qui recommande que les noms de familles soient construits à partir d'un nom de genre préexistant, ici le genre Faba (= fève) pris pour type de la famille. Cette mesure a d'ailleurs été étendue à plusieurs   familles, entre autres les Graminées (devenues Poacées), les Crucifères (Brassicacées), les Labiées (Lamiacées) et les Ombellifères (Apiacées).

 

C'est une importante famille tant par son rôle économique (plantes alimentaires et fourragères) que par le nombre de genres et d'espèces recensés en Tunisie (respectivement 35 et 215). Elle comporte des genres bien connus de tous tels que les lentilles (Lens), les pois-chiches (Cicer), les petits pois (Pisum), les fèves (Faba), les haricots (Phaseolus)...sans lesquels on aurait du mal à concevoir des menus tout à la fois économiques et savoureux.

 

Les Fabacées se reconnaissent particulièrement par leurs fleurs à symétrie bilatérale. Les pétales leur confèrent une allure de papillon avec un pétale supérieur (l'étendard), deux pétales latéraux (les ailes) et deux inférieurs ordinairement soudés par leur bord formant la carène. Les étamines sont généralement au nombre de 10 (POTTIER-ALAPETITE G. 1979***). Comme toutes les légumineuses, leurs fruits secs ou gousses s'ouvrent en deux valves.

 

Anagyris foetida L. = Anagyre bois puant


            BAYER E. & al. (1990) : 52, 53

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 85

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 128, fig. 5

            POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : 49

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 460, 298

            Q UEZEL P. & SANTA S. (1962) :

 

Anagyris-foetida--1-.JPG


   J. Zaghouan, Bou Gobrine 14 novembre 2010

 

Anagyris foetida(1)


J.Zaghouan Bou Gobrine 14 novembre 2010

 

Comme son nom l'indique, cette plante dégage une odeur désagréable. Nous ne l'avons remarquée qu'au J. Zaghouan mais sa répartition géographique connue est bien plus large, couvrant les maquis et forêts des principaux reliefs.

 

Anthyllis tetraphylla  L.= anthyllide à quatre folioles = حيداد (hidad)

 

            BAYER E. & al. (1990) : 76, 77

            BENISTON NT &WS (1984) : 176 = oudna

            BOUARROUJ N et al. (non daté) : 19 = حيداد (hidad)

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 111

            GOUNOT M. (1995) : 140

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 141

            LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 72, 73

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981)  : 565, 364= Physanthyllis tetraphylla

            Q UEZEL P. & SANTA S. (1962) : 518, pl.46 fig.1493

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 124, 125

 

B21.jpg


janvier 1998

 

 

Anthyllis-tetraphylla.JPG

 

Oued à Hammamet : 27 mars 2011

 

 

  Anthyllis vulneraria L. subsp. maura (G. Beck) = anthyllis vulnéraire


            BARDIN P. L. (1898) : 200 = A. vulneraria L.

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 112 = A. vulneraria L.

            JAUZEIN Ph. (l995) : 399

            POTTIER-ALAPETITE G.  (1979-1981) : 562, 362

            Q UEZEL P. & SANTA S. (1962) : 519 

            SBF Tunisie 2006 : 94, 514

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 124 = A. vulneraria L.

 

Dossier-2-1383.JPG


Oued à Hammamet : 27 mars 2011

 

Anthyllis-vulneraria.JPG


Oued à Hammamet : 27 mars 2011

 

Astragalus armatus Willd. subsp. numidicus.= astragale vulnérant = قتات (guettèt)

 

              

                BENISTON NT &WS (1984) : 81

                CHAIEB M. & BOUKHRIS M. (1998) : 148 = قتات (guettèt)

                LE FLOC’H E. & al. (1989) : 140, 141, pl. 48 =كداد (kdèd)

                POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 602, 382, 387

                QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 550

                SBF Tunisie 2006 : 401

 

astr.armatus2.JPG

 

sud tunisien : 29 mars 2008

 

astragalus-armatus1.JPG

 

sud tunisien : 29 mars 20008

 

Astragalus caprinus L. = astragale des chèvres= عشب العقرب (echbet el agreb) 

              

 

                POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 604, 388-390, 382 

                QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 552 

                CHAIEB M. & BOUKHRIS M. (1998) : 149 = عشب العقرب (echbet el agreb) 

                SBF Tunisie 2006 : 192

 

Astragalus-caprinus-4.jpg

 

Jbel Bou Kornine : 12 février 2012

 

 

Astragalus caprinus 5

 

Jbel Bou Kornine : 12 février 2012

 


 

 

 

Calicotome villosa  (POIR.) = calicotome soyeux = قندول (gandoul)


            BARDIN P. L. (1898) : 194 (Calycotome)

            BAYER E. & al. (1990) : 52, 53

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 85-86

            CHAIEB M. & BOUKHRIS M. (1998) : 96 = قندول (gandoul)

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 141, 134

            LE FLOC’H E. (1983) : 119 = قندول (gandûl)

            LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 64, 65

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981)  : 478, 309 Calycotome)

            SBF Tunisie 2006 : 13, 14, 104, 234 (Calycotome)

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 484 (Calycotome)

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 104, 105

 

Calicotome villosa


            Jebel Hofrat (Cap-Bon) : 2 mars 97

 

Calicotome-villosa.JPG


route Tebourba-Medjez el Bab : 10 mai 2010

 

Remarquons tout d'abord que le nom retenu de ce genre ne comporte pas la lettre Y bien que l'orthographe Calycotome soit très fréquemment observée. Ce nom s'explique par la troncature du calice. En effet, à la floraison les sépales  sont amputés de leur partie supérieure. Cette plante aux fleurs d'un jaune éclatant est très répandue sur tout le territoire. Très plaisante dans le paysage elle est redoutée par les randonneurs à cause de ses épines acérées. A remarquer ses petites feuilles  à trois folioles et ses gousses velues.

 

Coronilla sp cf.valentina L. = coronille de Valence

 

            BAYER E. & al. (1990) : 78

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 114

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 152, 142

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 620, 397     

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 521

 

Coronille--3-.jpg


   Grombalia : 10 mars 97

 

 

Ebenus pinnata L. = Ebenette pennée


               POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 641, 407

               QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 544

 

Ebenus pinnata


    Jebel Mekki : 27 avril 1997


            Hedysarum coronarium L. = sainfoin sulla ou sainfoin à bouquets ou sainfoin d’Italie = سلّة خشينة (salla, salla  khechina)

 

            BAYER E. & al. (1990) : 80, 81

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 117

            CAREME Cl.  (1990) : 246, 247 =  سلّة خشينة salla, salla kechina

            GOUNOT M. (1995) : 137

            LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 136, 137

            POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : ph.74

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 631, 403

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 541, pl.48 fig.1579

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 128, 129     

 

 

Hedysarum-coronarium--2-.jpg


   Tunis, parc du Belvédère : avril 96


 

Hedysarum-coronarium.JPG

 

Oued à Hammamet : 27 mars 1997

 

L'Hédysarum coronarium, souvent appelé sulla par les agronomes,  joue un rôle important dans tous  les projets agricoles respectueux de l'environnement. A cet égard, notre ami Fabrice Coloma, fervent adepte des  théories de feu Abel Granier, a bien voulu nous  communiquer les précisions suivantes :

 

""LE SULLA , PLANTE PIONNIERE

Privé de sa matière organique originale par des labours inadaptés à sa nature,
exposé au rayonnement solaire intense, le sol est rongé progressivement par les érosions éoliennes, pluviales, aratoires. Cette dégradation se manifeste quel que soit le type de terrain et quelles que soient les conditions climatiques.
La monoculture céréalière vient en aggraver les effets.
Comme le disait déjà Ibn el Awam, agronome arabe  de  Séville- XIIè siècle :
« Ces deux céréales (l’orge et le froment) fatiguent beaucoup la terre quand on les y sème constamment et sans interruption.
Si donc nous ne voulons pas que notre terrain s’épuise, alternons la culture…….Mais quand nous persistons à semer du froment dans un terrain, nous épuisons sa force nutritive et ce qu’on lui confie ne donne plus ni produit, ni bénéfice. Il faut donc, par un emploi de sa force nutritive, procurer au sol le repos, notamment en y semant des légumineuses. »

• Sans matière organique, les particules du terrain ne peuvent retenir l’eau. De là on observe un dessèchement accéléré et le stress des plantes privées d’humidité.
• Sans matière organique, certains engrais ajoutés se constituent en concrétions avec le calcaire et deviennent inactifs, l’azote est lessivé en majorité.
• Sans matière organique, les microorganismes ne peuvent vivre ni constituer les symbioses nécessaires aux plantes pour l’utilisation des minéraux du terrain.

Pour recharger un sol en matière organique, et donc retrouver un sol apte à la
production pour nourrir hommes et animaux, il existe :
- des plantes pionnières, riches en résidus azotés importés de l’atmosphère par leurs partenaires microbiens,
- des plantes dont les racines restructurent le sol et assurent la conservation del’azote,
- des plantes capables de subir la sécheresse intermittente de nos climats.

Le Sulla fait partie de ces plantes pionnières :

• légumineuse bisannuelle, vigoureuse, elle peut atteindre 180 cm. Elle se contente de 400 mm de pluie sur une année. Elle peut produire, une fois installée, même avec moins de 280 mm de pluie;
• elle fournit un apport considérable en résidus végétaux en surface et dans les couches superficielles du terrain;
• elle met en œuvre une restauration rapide des sols grâce à ses partenaires
symbiotiques (rhizobium et mycorhizes);
• elle s’adapte à divers sols, sous réserve d’inoculation de la bactérie adéquate.""


 

            Hedysarum spinosissimum L. = sainfoin épineux : سلّة جيدة (salla jida)  


            BAYER E. & al. (1990) : 80

            BOUARROUJ N et al. (non daté) : 20 = sainfoin de Sibérie = سلّة جيدة (salla jida)

            LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 136, 137 (Hedysarum glomeratum Diet.)

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 635, 404

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 539-540, pl.48, fig. 1574

            SBF : 107

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 128


 

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    Tunis, parc du Belvédère : mars 98

 

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        Tunis parc du Belvédère :  5 avril 1999

 

Dès le mois de février apparaissent les feuilles de l’Hedysarum coronarium reconnaissables à leurs grandes folioles ovales. En mars, la campagne est parsemée de ses grappes de fleurs d’un rouge vif. Plus tard dans la saison l’Hedysarum spinosissimum fleurit à son tour et vient ajouter sa teinte d’un rose violacé.

 

 

 

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Tebournouk : mai 1991

 

 

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Jebel Nahli  : avril 1998

 

 

Lathyrus articulatus L. = gesse à gousses bosselées


        BAYER E. & al. (1990) : 66, 67

        BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 98

        GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 136

        JAUZEIN Ph. (l995) : 459

        POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 660, 420

        QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 536

        SBF : 109, 110, 516

        SCHONFELDER I. & P.   (1989) : 110, 111

 

Dossier-2-1390-bis.jpg


Oued à Hammamet : 27 mars 2011

 

 

 

            Lotus ornithopodioides  L. = lotier pieds d'oiseaux  = قرنبوش         (kranbouch)

    

            CAREME Cl.  (1990) : 248 = قرنبوش (kranbouch)

            JAUZEIN Ph. (l995) : 445

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 574, 370

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) :

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 120

 

numerisation0010.jpg


 

numerisation0011--2-.jpg

 

Tunis, route X :  mars 1997

 

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Tunis parc du Belvédère  5 avril 1999

 

 

            Medicago cf. hispida  GAERTN. = luzerne à gousses hispides = نفلة جيدة (nefla jaida) :           

 

            BARDIN P. L. (1898) : 198 (M. lappacea DESROUSS.)

            BOUARROUJ N et al. (non daté) : 19, M. lappacea, luzerne à fruits accrochant 

            CAREME Cl.  (1990) : 240, 241 = نفلة جيدة (nefla jaida)

            GOUNOT M. (1995) : 139

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 531, 343

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 502, pl.44 fig.1431

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 116, 117  (M. polymorpha)

 

Medicago-hispida.jpg


Tunis Route X  :  mars 1997

 

 

Medicago-hispida-.jpg


Tunis routeX : mars 1997

 

Medicago marina L. = luzerne marine =  نفلة (nefla)

 

 

            BARDIN P. L. (1898) : 197

            BAYER E. & al. (1990) : 70, 71

            BOUARROUJ N et al. (non daté) : 19,  = نفلة (nefla)

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 103

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 144, 138

            LIPPERT W. & PODLECH D.(1994) : 76, 77

            POLUNIN O. & HUXLEY A.  (1967) : ph.62

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 517, 335

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 498

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 116, 117

 

 

B8


 Banlieue nord Tunis, plage de Raouad : nov. 97

 

 

Medicago cf. orbicularis (L.) = luzerne orbiculaire 

 

            BAYER E. & al. (1990) : 70, 71

            BURNIE D., HALL. D. & ROSE F. (1995) : 103

            CAREME Cl.  (1990) : 238

            GUITTONNEAU G.-G. & HUON A. (1992) : 144

            JAUZEIN Ph. (l995) : 417

            POTTIER-ALAPETITE G. (1979-1981) : 518, 335

            QUEZEL P. & SANTA S. (1962) : 499

            SCHONFELDER I. & P. (1989) : 116, 117 

 

 

B4


Jebel Nahli : 7 avril 1999

 

Medicago sp.


 

B19.jpg

 

Route de Bizerte : 5 mars 97

Medicago. sp.

 

 

Medicago cf orbicularis


Route Tunis-La Goulette : fév. 97


 

 

*** Toutes les références bibliographiques sont mentionnées en fin de notre article du 28 octobre 2010 (« Arbres et arbustes du côté d’El Menzah article 2 et ouvrages consultés »). Elles permettent de trouver d’autres illustrations des espèces ici figurées et surtout les développements botaniques qui s’y rapportent.

 

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M

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